Navarro 6° au championnat d'Alsace

Lauber surgit du bois

Mis sous l’éteignoir l’an passé par ses actuels coéquipiers, Edouard Lauber a surgi du bois, à la sortie de la forêt de Brumath, à 1,5 km de l’arrivée, permettant à son nouveau club, la Pédale de l’Est Haguenau, de maintenir sa suprématie sur le championnat d’Alsace sur route élite, proposé hier par le VC Eckwersheim, avec départ et arrivée en son fief.

 

 

Ce huitième titre consécutif remporté par la Pédale de l’Est Haguenau a pourtant bien failli basculer dans l’escarcelle de Maxime Robert, longtemps en tête (durant 39 km pour sa première échappée, 57 km pour la seconde), mais repris à 5 km du but, après avoir cassé un rayon de sa roue arrière. Continuant avec une roue voilée, frottant sur la patins de frein, cet autre ex-Thannois parti au Team Rémy Meder pouvait difficilement aller au bout, dans ces conditions.

Le raid de Steinbrucker

Vainqueur l’an passé à Reutenbourg, Cédric Gaoua, déclaré pro continental, toujours licencié à Haguenau, mais détenteur en réalité d’une licence senior 1 re catégorie, était bien présent, avec un dernier espoir de pouvoir courir.

69 coureurs s’alignaient pour un premier tour d’observation, même si Jung plaçait quelques banderilles, histoire de tester un peu tout le monde. Renaud Vincent se présentait seul en tête au premier des huit passages à Eckwersheim.

Le Team Rémy Meder semblait imposer son emprise sur la course. Tout en négligeant de placer un coureur dans une intéressante échappée initiée par l’ex-double champion d’Alsace Eric Steinbrucker (Ste-Croix-en-Plaine), rejoint par Ferrero et Hugonnier (Pédale d’Alsace). Le problème pour Steinbrucker fut de se retrouver trop rapidement seul, puisque Ferrero rata le virage à Berstett et chuta, attendu par Hugonnier.

Néanmoins, Steinbrucker parvenait tout de même à obtenir des renforts intéressants, avec Beghin, Robert, Jung, Lauber (Team Meder), Del Piro et Weiss (PTT Mulhouse), ainsi que Hugonnier et Navarro (Pédale d’Alsace).

La plupart des favoris se retrouvaient ainsi devant dès le 30 e km. Le Team Meder approvisionnait cette fugue de neuf coureurs avec 4 des siens. Malgré tout, leur avance plafonna autour de la trentaine de secondes. On venait juste de passer le cap de la mi-course (début du 5 e tour), lorsque dans la traversée d’Eckwersheim, le peloton engloutit cette fugue (km 69). Antoine Simon (Schwenheim) tentait de relancer, insistant plusieurs fois, sans obtenir de collaboration efficace.

La longue chevauchée de Maxime Robert

Déjà présent dans l’échappée précédente, Maxime Robert repartait donc à l’assaut (km 75), avec Cyril Vitry, son partenaire du Team Meder et avec Marc Durst (Vendenheim). Le trio unissait ses efforts durant 20 km. Au 6 e tour, à la hauteur du rond-point de Bilwisheim, Robert, sentant ses deux partenaires à la rupture, décidait de s’en aller seul. Il restait 40 km à couvrir et un contre mené par Jelmini (PTT Mulhouse), Fohrer (Eguisheim), Viennet et Vincent (Team Meder), parvenait tout juste à absorber Durst et Vitry, malgré les renforts de Weiss (PTT Mulhouse) et de Lauber (Team Rémy Meder).

Les représentants du Team Meder n’ayant évidemment pas l’intention de rouler sur leur partenaire, en train de s’envoler vers le titre, ce groupe de poursuite était rapidement absorbé par un peloton, encore imposant (près de 50 coureurs).

Maxime Robert filait bon train, avec une avance sans cesse croissante : 1’45 (avantage maximum) au 7 e passage à Mittelschaeffolsheim, à 25 km de l’arrivée. Son avance déclinait doucement, faisant croître la tension dans la voiture suiveuse de dépannage du Team Meder. Contre le vent, lors de ce 8 e et ultime tour, sur le tronçon entre Vendenheim et Berstett, le coureur de tête baissait de rythme, progressant à 35 km/h, contre plus de 40 km/h au tour précédent, sur le même secteur. Mais son avance l’autorisait toujours à y croire. Sauf que, du côté de Berstett, Robert cassa un rayon à sa roue arrière, qui se mit à tanguer. La voiture-dépannage de son club ayant été arrêtée (avance inférieure à la minute), l’homme de tête perdit trop de temps dans la montée entre Berstett et Olwisheim pour désserrer son frein arrière. La côte d’alerte était atteinte, avec une avance réduite à 25» au virage de Olwisheim. Maxime Robert sera repris à l’entrée de la forêt de Brumath. Et à la sortie de celle-ci, son coéquipier Edouard Lauber surgit, pour conquérir des lauriers compromis, pour leur équipe. Car sur les attaques préalables d’Antoine Simon (un grand gaillard qui en impressionna plus d’un), seul Renaud Vincent parvenait à sauter dans le sillage. Pour refuser tout relais, car inférieur au sprint et sans doute aussi bien moins fringant, sur cette phase de course qui aurait dû s’avérer décisive. Mais l’expérience et le punch d’Edouard Lauber permettaient à Haguenau de conclure victorieusement. D’autant plus que Pierre-Henri Jung plaçait son déboulé pour ajuster pour la 2 e place un Sandro Jelmini, abonné ici aux 3 e rangs.

Article paru dans les DNA le 06 juin 2011.

Quant au reste de l'équipe Stéphane Bernhard termine 20°, Dominique Lavigne 21° et Julien Troutaud 32°.

 

 

 

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